Récemment, un article de l’équipe.fr a retenu mon attention. D’une manière générale, je trouve qu’on demande beaucoup à nos jeunes sportifs, au prétexte parfois que certains gagnent beaucoup d’argent. Peu importe les raisons, quand les résultats ne sont pas au rendez-vous, les critiques ne manquent pas et ils doivent être très forts pour gérer toute la pression qu’elles génèrent. Mais, que je ne m’égare pas, ce n’est pas le propos ici. La question du mental m’intéresse.
Dans cet article intitulé « Les sept soucis du XV de France », le journaliste Richard Escot relève que l’équipe de France de rugby, n’a pas de préparateur mental, alors que la prestigieuse équipe des All Blacks en compte officiellement dans son staff depuis le début des années 2000.

Finale coupe du monde

La force collective du mental

 

L’occasion de se pencher sur la question, à l’heure où la France va devoir commencer à préparer ses sportifs pour les défis qui les attendent après s’être vu attribuée l’organisation de la coupe du monde de rugby en 2023 et les jeux olympiques d’été de 2024.

 

 

EST-CE QUE LE MILIEU SPORTIF FRANÇAIS EST PRÊT À DONNER SA PLACE À LA PRÉPARATION MENTALE ?

S’il est désormais admis que la préparation physique est un incontournable dans la pratique sportive de compétition, il n’en est pas de même pour la préparation mentale. Pourtant, la plupart des gens reconnaissent que c’est le mental qui fait la différence entre deux équipes ou deux sportifs de même catégorie. Alors pourquoi une grande partie des acteurs principaux du sport français n’est pas convaincue que le mental, ça se travaille ?
Le constat que fait Gilbert Enoka est édifiant : « Depuis que je travaille, j’ai toujours appelé la psychologie du sport comme le vilain petit canard de toutes les sciences sportives. Les gens sont à l’aise avec la biomécanique, la physiologie, etc, mais à partir du moment où vous voulez travailler sur ce qu’il se passe dans votre tête, les gens commencent à se dire : « un psy ? Pourquoi ? Si j’ai besoin d’un psy, c’est qu’ils pensent que quelque chose ne va pas bien chez moi … ». Surtout l’ancienne génération, pour eux, c’est presque de la sorcellerie ! ».

En effet, si beaucoup de disciplines comme l’athlétisme, le tennis, la voile, le judo ou l’escrime, l’ont intégrée, on observe encore une forte réticence, voire une fermeture chez un grand nombre de sportifs ainsi que leur entourage. La pratique reste confidentielle surtout dans les différents championnats nationaux alors même qu’ils constituent l’essentiel du vivier des équipes de France. En attendant, le train continue d’avancer.

Final championnat du Monde de judo 2010 Creative Commons

La force mentale en avant

La préparation mentale est un incontournable dans la pratique sportive de haut niveau actuelle.
J’en veux pour preuve le témoignage de Teddy RINER et les reportages proposés par France 2, dans l’émission « Envoyé spécial », diffusé ce jeudi 23 novembre 2017. Ceux-ci démontrent scientifiquement, la présence de la force mentale en chacun de nous et confirment que l’on peut entraîner son mental et développer cette force, que l’on soit sportif ou pas, et faire face à ses défis personnels.

Et que dire de la toute fraîche victoire en coupe Davis de l’équipe de France de tennis ?

Devant ces évidences, il est permis de se demander si la peur n’est pas derrière toute cette réticence ?

LA PEUR EST MAUVAISE CONSEILLÈRE

Le mental gagnant

La peur n’a jamais aidé personne à avancer. Elle est nécessaire dans notre système de défense naturelle et spontanée mais pour aller de l’avant, il faut savoir la dépasser. Sinon, elle génère du stress négatif et nous bloque.

La préparation mentale propose un panel de procédés qui permettent, par exemple de réguler ses émotions pour dépasser une difficulté passagère ou fréquente. Elle met en lumière la relation entre l’estime de soi et la confiance en soi. Elle apprend à déconstruire ses croyances négatives qui empêchent d’avancer, à se construire des raisons d’être.

La préparation mentale s’appuie sur des outils concrets comme la relaxation, plus connu du grand public, ou encore la visualisation mentale, un outil dont l’efficacité a été prouvée à maintes reprises.

Alors, la force mentale sera-t-elle au rendez-vous pour plus de médailles aux J.O. ?